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Private detective / Détective privé

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01 July 2015

The recourse to a private detective as a means of proving wrongdoing committed by an employee

An employer who has doubts about the honesty of one of his employees on sick leave may be tempted to turn to a private detective to monitor the employee.

In some cases, employers have relied on reports, or even on testimonies, compiled by a private investigator to establish proof of the faults committed by an employee who was undertaking an activity incompatible with sick leave. The employer used this evidence to justify the employee’s dismissal.

The labour court accepted this means of evidence as perfectly lawful and admissible and came to the conclusion that the proof of an employee’s activity during his/her sick leave can be established by a private detective.

An employee argued that this type of proof was not compliant with article 8 of the European Convention on Human Rights, which states: “Everyone has the right to respect for his private and family life, his home and his correspondence.” Labour jurisdictions held that there was neither a violation of the employee’s private and family life, nor a violation of his/her home or his/her correspondence, provided the employee’s activities had been observed in a public area.

The judges considered that as long as the observations are made in the street or a similar place where the employer or any other person could have made the same observations, proof established by a private detective is not illegal and should therefore not be ruled out.

Only the “disproportionate” infringement upon private life may be sanctioned. However, the interference regarding the level of evidence the employer has to bring in order to prove that the employee performed an incompatible activity during his/her sick leave is not disproportionate. Furthermore, in the above-mentioned cases, the observations were not linked to the private life of the employee.

The argument used by an employee that the detective is a witness with an interest in the matter and therefore that the testimony should be null and void because the witness was paid by the employer to prove the employee’s faults, has to be rejected. Everybody’s testimonies are accepted, except those of the parties involved.

Le recours à un détective privé comme moyen de preuve de fautes commises par un salarié

En proie à des doutes quant à l’honnêteté d'un salarié en incapacité de travail, l’employeur peut être tenté de recourir à un détective privé pour contrôler son salarié.

Dans plusieurs affaires, pour rapporter la preuve des fautes de son salarié, et notamment de l’exercice d’une activité incompatible avec une période d’incapacité de travail de ce dernier, l’employeur s’est appuyé sur un rapport, voire sur une attestation testimoniale, établi par un détective privé, pour justifier le licenciement.

Dans toutes ces affaires, les juridictions du travail ont admis ce moyen de preuve comme étant parfaitement licite, pour conclure que la preuve de l'exercice par le salarié d'une activité durant l’incapacité de travail, était établie par un rapport d'un détective privé.

Notamment, face à l’argument du salarié, tiré de la contrariété de ce moyen de preuve à l’article 8 de la Convention des droits de l’Homme, aux termes duquel « toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance », les juridictions ont constaté qu’il n’y avait pas eu atteinte à la vie privée du salarié, ni à sa vie familiale, ni à son domicile, ni à sa correspondance, alors que les agissements du salarié avaient été observés dans un lieu public.

Les juges considèrent que dans la mesure où les observations du détective ont lieu en pleine rue ou à des endroits où l’employeur ou n’importe quel témoin peut les faire, il n’y a pas lieu d’écarter son témoignage comme mode de preuve obtenu de manière illégale.

Seule l’atteinte « disproportionnée » à la vie privée peut être sanctionnée. Or, d’une part l’immixtion n’est pas disproportionnée compte tenu des exigences de la preuve à rapporter par la société employeuse concernant l’activité de travail du salarié pendant son congé de maladie. D’autre part, les faits observés ne se rapportent, dans ces cas, pas à la vie privée du salarié.

Enfin, l’argument du témoin intéressé, avancé par un salarié pris en filature, selon lequel l’attestation testimoniale du détective serait d’office nulle au motif que le témoin aurait été spécialement engagé et payé par l’employeur afin de prouver les fautes, est à rejeter, dans la mesure où le témoignage de toute personne est accepté, à l’exception de celle qui est partie en cause.