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EU Parent-Subsidiary Directive amended to neutralise hybrid mismatches

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Patrick Mischo

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09 July 2014

English: EU Parent-Subsidiary Directive amended to neutralise hybrid mismatches

On 8 July 2014, the European Union adopted an amendment to the Parent-Subsidiary Directive to avoid double non-taxation resulting from mismatches in the tax treatment of profit distributions between EU Member States, in particular in relation to hybrid financing arrangements.

According to the revised directive, a Member State of a parent company must refrain from taxing profits distributed by qualifying subsidiaries of another Member State only to the extent that the distributions are not tax deductible in the Member State of the subsidiary. If the profit distributions are tax deductible in the Member State of the subsidiary, then they must be taxed by the Member State of the parent company. The amendment has to be implemented into domestic law before 1 January 2016.

The initial proposal of the amendment to the directive did not contain an explicit obligation for Member States to tax profit distributions that are deductible in the Member State of the subsidiary. The general anti-abuse rule that was part of the initial proposal has not been adopted at this stage due to divergent views amongst the Member States. It is expected that Member States will continue their discussions next year in this regard. The amendment of the Parent-Subsidiary Directive must been seen in light of the current international efforts to close loopholes in the international tax system that enable base erosion and profit shifting. In particular, the OECD released an action plan in July 2013 against base erosion and profit shifting, which is expected to lead to a series of proposals during 2014 and 2015.

A Luxembourg parent company may benefit from the domestic participation exemption on payments that are tax deductible in another Member State if the payments are considered as profit distributions for Luxembourg tax purposes under a substance-over-form approach. In our experience, these situations are extremely rare in practice and the amendment of the Parent-Subsidiary Directive is therefore not expected to have a significant impact on Luxembourg parent companies. In addition, it should be noted that the tax deductibility of interest payments made by Luxembourg companies, including under hybrid financing instruments (e.g., preferred equity certificates and profit participating loans), would not be affected by the revised Parent-Subsidiary Directive. However, structures should be carefully reconsidered to the extent that interest payments made by a Luxembourg company are exempt under the participation exemption regime of another Member State.

Français : Modification de la Directive Mère-Fille pour neutraliser les montages hybrides


Le 8 juillet 2014, l’Union Européenne a amendé la Directive Mère-Fille afin d’éviter les situations de double non-imposition qui peuvent découler d’incohérences de traitement des distributions de profits entre les différents Etats Membres, notamment par rapport aux financements hybrides. Sous la nouvelle mouture de la directive, l’Etat Membre d’une société mère ne sera obligé d’exonérer les bénéfices distribués par une filiale située dans un autre Etat Membre que si les distributions ne sont pas déductibles dans l’Etat Membre de la filiale. Si les distributions en question sont déductibles dans l’Etat Membre de la filiale, alors l’Etat Membre de la société mère doit imposer les bénéfices. L’amendement en question doit être transposé en droit interne avant le 1er janvier 2016.

La version initiale de la proposition d’amendement ne prévoyait pas d’obligation explicite pour un Etat Membre d’imposer les distributions de profits qui sont déductibles dans l’Etat Membre de la filiale. La règle générale d’anti-abus qui figurait dans la proposition initiale n’a pas été adoptée à ce stade-ci à défaut de position unanime au sein des Etats Membres. Les Etats Membres continueront cependant leurs discussions à cet égard l’année prochaine. L’amendement de la Directive Mère-Fille s'insère dans le cadre de la lutte contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices à l’échelle internationale. En particulier, l’OCDE a émis un plan d’action en juillet 2013 contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices qui devrait aboutir en une série de propositions au cours de 2014 et 2015.

Dans certains cas, une société luxembourgeoise peut bénéficier du régime mère-filiale luxembourgeois par rapport à des paiements déductibles dans un autre Etat Membre lorsque les paiements en question sont à qualifier comme distributions de profits sur le plan fiscal luxembourgeois en suivant une approche économique. Selon notre expérience, ces situations sont extrêmement rares en pratique, de sorte que l’amendement de la Directive Mère-Fille ne devrait avoir qu’un impact limité sur les sociétés mères luxembourgeoises. En outre, la déductibilité des intérêts versés par les sociétés luxembourgeoises, y inclus sous des financements hybrides (par exemple des preferred equity certificates ou des prêts participatifs), ne sera pas affectée par la Directive Mère-Fille révisée. Une revue des structures s’impose cependant dans la mesure où les intérêts versés par une société luxembourgeoise sont exonérés sous le régime mère-filiale d’un autre Etat Membre.​

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